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Global Latinists

August 19, 2018 — Leave a comment

A brief history of the alf—entirely in Latin, of course—is found on their website. It began rather promisingly in Rome in 1966 with an Omnium gentium ac nationum Conventum Latinis litteris linguaeque fovendis,a Conference of All Peoples and Nations for the Promotion of Latin Language and Literature. Several important people gave their support to the conference and were made members of the society honoris causa, including Giuseppe Saragat, the President of Italy, Aldo Moro and Giulio Andreotti, both future prime ministers, and his Eminence Antonio Cardinal Bacci, the Latin secretary to the pope. More than five hundred people attended that conference, from forty-one nations, including Cuba, the Philippines, Thailand, Turkey, Morocco, Mexico, and the Soviet Union. After this successful conference, the Academy was officially formed as a subdivision of the Italian government’s Istituto Nazionale di Studi Romani.

At the time of the alf’s founding, the use of Latin as a vehicle for scholarly work was uncommon but not implausible. The Roman Catholic Church had been conducting its theology, scripture, and canon law studies entirely in Latin for centuries, and had just concluded an ecumenical council (Vatican II) entirely in Latin. The Church had run the Italian school system for decades, and Italian scholars in particular had heard Latin their entire lives. An international body needed a common language, and it made sense that scholarship pertaining to Latin be written in Latin, especially by scholars in Morocco or Thailand. To conduct business in English or Russian—the dominant languages of the day—was tantamount to making a political statement the alf did not intend to make (the second alf conference, in 1970, was held on the other side of the Iron Curtain, in Bucharest). But cultural conditions changed very quickly. During the 1970s, Latin was in retreat everywhere in the world. The year 1977 witnessed what might have been the alf’s most intriguing moment: a lavish conference staged by the Senegalese president (and passionate defender of Latin), Leopold Sedar Senghor, in Dakar. But the number of scholars who could create competent academic work in Latin was shrinking by the year. When Pietro Romanelli, the first alfpresident, died in 1981, his successor Luigi de Nardis thought speaking Latin was a dead-end. Decades of infighting and uncertainty and decay followed. After much handwringing, the use of Latin was preserved at alf events, but the Istituto Nazionale di Studi Romani cut the alf loose. Funding dried up. Members argued over alfstatutes such as conditions for membership and whether or not there could be a non-Italian in the role of president. A conference given in 1989 in East Berlin had almost no participants.

https://www.newcriterion.com/issues/2018/2/global-latinists

AFFAÎTER. Ce mot, qui était un terme de fauconnerie à la cour de France et que l’Académie a conservé avec le même sens, est, à toutes fins, un terme agricole en Acadie. On affaîte une mesure de grain ou de légumes en la remplissant jusqu’au faîte, en l’arrondissant par le haut. L’expression est en usage au centre de la France, mais en Berri l’on dit préférablement, aujourd’hui, pointu ou bien garni. Un boisseau de blé pointu. L’opposite [le contraire] d’affaîté est rasé. La mesure rasée est celle que l’on passe à la radoire pour la mettre au niveau du boisseau ou du demi-boisseau.

L’on affaîte également un voyage de foin. George Sand (Valentine) emploie le mot dans le même sens que nous, mais [l’]épelle affêter: «Une de ces lourdes fourches dont on se sert pour affêter le foin».

Le mot est dans [le] Trévoux; Rabelais l’emploie; d’autres auteurs également, mais je ne démêle pas toujours exactement le sens qu’on lui donne: «Ainsi sont afaîté par dons, / A donner grâces et pardons». (Roman de la Rose, v. 7521).

Affaîture se disait, en vieux français, pour le haut d’une construction; Thibaud IV donne à ce mot le sens de perfection.

Le Glossaire acadien

http://www.cnrtl.fr/definition/affaiter

SÉVÈRE. Arpenteur (voir sévèrer).

SÉVÈRER. Arpenter. De l’anglais to survey.

Durant le régime français en Acadie, il n’y avait pas d’arpenteur officiel. On s’entendait entre voisins pour la division des terres. Les lignes mitoyennes étaient marquées au moyen d’arbres plaqués. Il en était de même du trécarré. Les Anglais eurent des surveyors, to survey the lands. Il fallait désigner ces nouveaux fonctionnaires, jusqu’alors totalement inconnus. De surveyor l’on fit sévère, un sévère, et de to surveysévèrer. Deux vocables a visage bien français.

-Le Glossaire acadien

TALLE. Touffe, bouquet, bouillée: une talle de groseilliers, de frênes; une talle de fraises; où les fraises sont abondantes.

L’expression est plutôt canadienne. Nous disons de préférence une bouillée. On dit bouillerée en Anjou. Une talle en Acadie, c’est une pièce de bois servant à tenir les comptes au moyen d’incisions marquant le nombre d’objets maniés. Le mot avait la même signification dans la vieille langue où il se disait pour entaille.

-Le Glossaire acadien

http://www.cnrtl.fr/definition/talle

DÉJUNER. Déjeuner. Déjuner est l’antique prononciation. B. de La Monnoye dans une note à un Epigramme de Saint-Gelais nous l’assure; «Et illec près nous menèrent en lieu bel, cler et près, pour desjuner». (CHRISTINE DE PISAN); «Vingt mille francs, ce dis Bertrand, ce n’est que un desjuner». (Mémoire de Du Guesclin); «Il luy dit qu’il voulait desjuner pour monter à cheval». (BRANTÔME, [Vies des hommes illustres et des grands capitaines], «Le Maréchal de Saint-André»); «Ne se desjuneront nis de un disner, / Einz Ke a Verolame aient fait mener le clerc». (Vie de saint A[l]ban, reproduit par G. Paris); «L’autre ayant prié Dieu et bien desjuné». ([D’]AUBIGNÉ). On trouve le mot épelé, très souvent, desjeûner, dans les très anciens auteurs. Cet eû se prononçait u. Déjeuner ou déjuner, c’est cesser de jeûner.

DÎNER. Il paraîtrait que dîner, anciennement disner, et déjeuner auraient le même radical et signifieraient, l’un et l’autre, rompre le jeûne. Le dîner était le repas du matin, empremier: «Ne porte od sei (avec soi) ne pain, ne vin / Dunt il se digne (dîne) a cel matin». (Vie de s[aint] Gilles, v. 1247-8). Nous déjeunons le matin; dînons à midi (à l’heure de l’angelus) et soupons le soir, à six heures.

SOUPER. Repas du soir. Nous déjeunons le matin, dînons le midi et soupons le soir selon l’usage antique, sinon solennel, des Français d’autrefois. Aujourd’hui, l’on déjeune sur les onze heures, à Paris, et l’on dîne le soir. Souper, c’est manger de la soupe. Aussi la soupe faisait-elle partie obligatoire du repas du soir; on commençait par la soupe: «Un valet se levant le chapeau sur la tête, / Nous vint dire tout haut que la soupe estait preste». (RÉGNIER, [Satires], «Satire X»); «On apporta une alose pour le desjeuner de Jeanne d’Arc: Gardez-la pour le souper, dit-elle à son hôte, car je vous emmenerai un goddam (un Anglais) qui en prendra sa part». On prenait alors ses repas, en France, aux mêmes heures apparemment qu’on les prend aujourd’hui en Acadie.

-Le Glossaire acadien

http://www.cnrtl.fr/definition/dejeuner

http://www.cnrtl.fr/definition/D%C3%8ENER

http://www.cnrtl.fr/definition/souper