Archives For Acadian

CATIN. Poupée. Ce mot tiré d’un vocable grec, catharas, signifiant pur d’où Catherine, est tombé en disgrâce, et ne se dit plus, en français, que pour désigner une fille de moeurs légères. Le même sort est arrivé à sophiste qui, à l’origine, signifiait un sage. Dévot, casuiste sont également en train de dégénérer.

Le sens péjoratif de catin est de date assez récente. Voltaire, Madame de Sévigné, etc. ont employé le mot en bonne part. Ronsard appelle catin, Catherine de Médicis: «Pour te louer, ma petite catin / Je voudrais bien te faire un roquentin / Une élégie, un sonnet ou une ode».

Une chanson acadienne, importée de France sans doute, commence ainsi: «Versez-moi un ver de vin, / C’est pour saluer ma catin».

Catin était un terme de caresse en vieux français.

Pour tout le centre de la France, une catin, c’est encore aujourd’hui une poupée.

-Le Glossaire acadien

http://www.cnrtl.fr/definition/catin

Pigouiller: Fouiller avec un bâton ou une perche. M. Carbonneau, des Îles-Madeleine, me donne cette définition du mot pigouiller: On pigouille la vase avec une perche ou un bâton: Les enfants pigouillent dans les ruisseaux pour y découvrir des grenouilles ou en déloger les poissons. Au figuré pigouiller un homme, c’est le sonder, lui tirer les vers du nez.

-Le Glossaire acadien

http://www.cnrtl.fr/definition/pigouiller

Abat: Les Acadiens du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse disent: une pluie d’abat pour une grosse averse.

L’expression: une pluie d’abat nous vient de la vieille France. Decartes épelle le mot abas. Nous disons également et dans le meme sens: un abat d’eau.

http://www.cnrtl.fr/definition/abat

Astheure

Ce texte est paru initialement dans le numéro décembre 2017/janvier 2018 de la revue À Bâbord. Nous le reproduisons avec la permission de la revue et de l’auteur.

La création acadienne semble revendiquer une place de plus en plus importante : réussite d’une survivance ou nécessité de vivre?

Je suis acadien. Mon nom de famille est Robichaud. L’un des originaux, m’a-t-on appris, dit, et redit. Je suis acadien du plus loin que je me souvienne. Un acadien né à Moncton, au Nouveau-Brunswick, en 1990. Ça m’a toujours été présenté comme quelque chose d’important, alors rapidement j’y ai cru, et plus je vieillis, plus je comprends que ça l’est. Je ne serais rien de qui ou de ce que je suis si je n’étais pas Acadien.

L’Acadie, c’est un paradoxe profond, une dose d’improbable et d’impossible, une irrévérence batailleuse, goguenarde, railleuse, ratoureuse qui s’affranchit plus souvent par en dessous que…

View original post 1,044 more words

https://www.ottsworld.com/blogs/things-to-do-on-the-acadian-peninsula-new-brunswick/