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13. Festival acadien de Caraquet

Préparez-vous à recevoir une électrifiante dose de joie de vivre pendant le Festival acadien de Caraquet. Avec environ 400 artistes et une multitude d’évènements, dont le spectaculaire Tintamarre du 15 août, la plus grande célébration annuelle de la culture acadienne vous en mettra plein les yeux et les oreilles. (Caraquet, du 3 au 15 août)

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DNAeXplained - Genetic Genealogy

The Acadians – settlers, pioneers in a new land allied with and intermarried into the Native population of seaboard Nova Scotia beginning in 1603. They lived in harmony, developing their farms and then, roughly 150 years or 6 generations later, in 1755, they found themselves evicted, ruthlessly and forcibly deported, losing absolutely everything. They became landless refugees, living off of the benevolence of strangers…or dying. The Acadian diaspora was born. You can view a timeline here.

Marie Rundquist, Acadian and Native descendant, genetic genealogist, researcher and founder of the original AmerIndian project visited the Acadian homeland this past summer and is graciously sharing her experience through some of her photography and narrative.

Courtesy Marie Rundquist

Marie Rundquist:

This cross, located on the beach near Grand Pre where the Acadians were herded onto ships, is a priceless icon of our Acadian ancestry and represents all of our ancestors who were forcibly…

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Mesdames et messieurs, jeunes et vieux, Acadiennes et Acadiens, amis et alliés, curieuses et curieux, distingués invités, bonjour. Et si mes compatriotes ne l’ont pas encore fait, je vous souhaite la bienvenue.

D’abord, je veux saisir l’occasion de vous souhaiter un excellent 15 août — ce n’est pas souvent qu’on a la chance de trouver quasiment tout le monde à la même place ! Le 15 août, vous le savez, c’est la journée de la fête nationale de l’Acadie. Mais on ne prend pas toujours forcément le temps de penser à ce qu’on célèbre. Je crois que s’il y a une journée dans l’année où l’on devrait prendre le temps de se poser la question, c’est bien le 15 août. Et si on dit que deux têtes valent mieux qu’une, imaginez ce qu’on sera capable de faire tout le monde ensemble.

D’abord, notre fête nationale a quelque chose de particulier que d’autres n’ont pas : nous autres, on n’a même pas besoin d’un pays pour fêter ! En fait, l’Acadie qu’on fête aujourd’hui, même si ce n’est pas un pays reconnu avec des frontières, des lois, ou un parlement, c’est l’Acadie qui vit dans chaque Acadienne et chaque Acadien, peu importe où ils se trouvent dans le monde. C’est pour ça que, le 15 août, on ne fête pas un lieu, mais plutôt une identité. On fête le chemin parcouru et les batailles qui l’ont marqué, les victoires remportées qu’on ne devrait jamais tenir pour acquis, les amitiés et la résilience qui nous ont permis de nous rendre jusqu’ici. On célèbre le fait que 413 ans après que nos ancêtres ont mis le pied sur la côte, et 262 ans après qu’on ait essayé de nous arracher nos terres et notre pays on soit encore ici, et fier d’être ici.

Et puis dans le fond, ici ou bien ailleurs, l’Acadie est bien vivante, elle vit à travers les gens qui se trouvent sur tous le continent et qui ont l’Acadie tatouée sur le cœur, avec chaque personne qui a ce mot gravé sur la pierre angulaire de sa construction identitaire. Qu’on soit encore ici à vivre en français, au Nouveau-Brunswick, avec notre culture, nos traditions et notre histoire qui continue de fleurir, année après année, c’est aussi quelque chose qui mérite d’être souligné et célébré.

Il faut quand même savoir que l’Acadie, cette belle Acadie qu’on célèbre tous aujourd’hui, n’a pas toujours été aussi claire, même dans les esprits des Acadiennes et des Acadiens. Elle n’a pas pris corps d’elle-même : il a fallu qu’on lui donne sa forme, qu’on lui donne les moyens de survivre quand les courants cherchaient à l’emporter loin au large, vers l’oubli.

Notre Acadie, avec un pied dans le mythe et l’autre dans la réalité, c’est dans les premières conventions nationales qu’elle a trouvé sa forme. Ces conventions qui ont réuni les plus grands esprits de l’Acadie de l’époque à Memramcook en 1881, à Miscouche en 1884, nous ont donné notre hymne national, notre fête nationale, notre drapeau, notre devise, mais surtout une façon de s’identifier en tant qu’Acadiens. Elles nous ont donné un avenir en tant que peuple, en nous donnant des repères qui nous unissent.

Ça paraît simple comme ça, aujourd’hui, d’accrocher un drapeau de l’Acadie en avant de sa maison, sur son bateau ou dans la boîte de son truck, mais chaque fois que vous faites ce geste-là, peut-être sans même vous en rendre compte, vous continuez à faire vivre l’Acadie dont rêvaient les Pascal Poirier, les Marie — Ester, les Marcel-François Richard, les Émilie-Leblanc, les Pierre-Amand Landry et beaucoup d’autres encore qui ont compris que sans savoir ce qu’était concrètement l’Acadie, on ne parviendrait probablement pas à lui donner la force de survivre et de grandir.

Les penseurs de l’époque sentaient bien que l’Acadie avait son identité distincte, qu’elle avait ses valeurs et ses besoins bien à elle. Il fallait trouver une façon d’unir le peuple acadien et de le rallier à un projet qui pourrait lui permettre d’avancer en tant que nation. Et ce projet qui a uni les Acadiennes et les Acadiens, c’est l’Acadie elle-même.

Oui, c’est ce que les conventions nationales ont voulu accomplir. Pour se considérer une nation, il fallait qu’on soit plus présent sur le territoire : on a colonisé. Il fallait qu’on se donne un poids politique et économique : on s’est battu pour une éducation en français, on a bûché et bûché encore pour montrer ce dont on était capable quand on se bat à armes égales. On avait besoin d’une voix : on en a trouvé des centaines. Et, même si le chemin n’a pas été toujours droit ni facile, et même s’il aura fallu d’autres initiatives que les conventions nationales pour nous amener là où on est aujourd’hui, je crois que les délégués de 1881 et de 1884 regarderaient la foule que je vois devant moi et souriraient avec le sentiment du devoir accompli.

Ça a marché. On est encore là. L’Acadie a progressé et reste bien vivante.

Mais même là, ce n’est pas aussi simple que ça, faire vivre l’Acadie : ça va plus loin qu’un drapeau, ça va plus loin que chanter son Ave Maris Stella ou son 1755. Parce que c’est au quotidien que ça se vit. Tous les jours ne sont pas un 15 août, mais l’esprit du 15 août s’applique chaque jour. Avec un peu plus de modération, vous l’aurez compris !

On aimerait pouvoir comprendre l’Acadie à travers des photos qui sont prises le jour de la fête nationale : mais vous savez aussi bien que moi qu’elle est plus complexe que ça, l’Acadie moderne. Le désir de la fêter et de la célébrer, par contre, ne change pas beaucoup et c’est pourquoi on peut encore regarder devant nous avec optimisme.

On ne chante peut-être plus autant l’Ave, on ne manque certainement pas d’artistes à chanter, mais on continue de s’accrocher à ces repères de notre identité qui disent qui nous sommes d’une manière qu’on ne sait peut-être pas exprimer. On la vit, l’Acadie, chaque jour où on se lève et qu’on décide de continuer à parler notre langue, de la transmettre, de montrer aux générations qui nous suivent à la lire, à la comprendre et à l’aimer. Puis à la transmettre à son tour.

On la vit, l’Acadie, en racontant ses histoires, en perpétuant ses valeurs et en poursuivant ses traditions. Des fois ça peut se faire sous une forme que certains ont peut-être de la misère à reconnaitre, c’est certain, mais l’évolution fait partie de la vie. Ça nous montre que l’Acadie n’est pas encore sur le grabat : au contraire, je dirais même qu’elle frétille.

On la vit, l’Acadie, à chaque fois qu’on se rallie à une cause qui sert la collectivité, à chaque nouvelle bataille pour faire valoir nos droits si chèrement acquis, mais qu’on ne peut pas tenir pour acquis.

On la vit, l’Acadie, à chaque fois qu’une histoire, qu’un poème, qu’une danse ou qu’une chanson nous fait vibrer sans trop qu’on réalise pourquoi. On peut se trouver n’importe où et tout d’un coup, on se sent comme si on rentrait à la maison.

On la vit, l’Acadie, à chaque fois qu’on regarde à l’intérieur de nous-mêmes et que l’on sent, que l’on sache qu’on est Acadienne ou Acadien. Même si on n’a plus besoin de se le demander, qu’on le sache jusque dans notre moelle, ça fait du bien de prendre le temps d’y penser une fois de temps en temps.

L’Acadie qui vit au fond de chacun de nous, c’est comme un jardin qu’il faut continuellement désherber, si on veut éviter de le perdre sous la friche. Il faut prendre le temps de marcher dans ses sillons de temps en temps, d’en caresser les feuilles et de faire tout ce qu’on peut pour lui permettre de continuer de pousser, jour après jour après jour.

Puis c’est ça, être Acadienne, être Acadien : c’est au quotidien que ça se vit et que ça prend tout son sens. C’est là qu’il faut que ça prenne son sens aussi, parce qu’on n’est pas Acadien rien qu’une journée par année. Bon, évidemment pour nos amis de l’extérieur, on vous accueille les bras ouverts et on vous fera bien un passe-droit… Aujourd’hui tout le monde est Acadien !

D’ailleurs, l’Acadie est sans frontières, l’Acadie c’est là où se trouvent les Acadiens, là où se trouvent ces gens qui se reconnaissent dans la culture, dans l’histoire, dans la réalité vécue de l’Acadie : on a l’Acadie du Nouveau-Brunswick, mais aussi celle de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard, du Québec, de la Louisiane et de partout en Amérique et dans le monde, de la diaspora qui étend notre nation aux quatre coins du monde.

Notre Acadie est aussi ouverte sur le monde, elle est accueillante. Elle a les bras assez grands pour embrasser celles et ceux venus d’ailleurs qui choisissent de vivre leur vie, d’élever leur famille en français ici. L’Acadie est prête à les prendre dans sa famille, à accepter leur contribution à la vie et à la réalité acadienne.

Je disais que les grands esprits derrière les premières conventions nationales auraient aujourd’hui le sentiment du devoir accompli. Je n’ai aucun doute qu’au même moment ces grands esprits verraient que le combat n’est jamais terminé, qu’on ne peut pas s’asseoir sur nos lauriers, même après avoir accompli autant de choses impensables il y a à peine quelques siècles.

On le voit par exemple quand on lit le dernier rapport de la commissaire sur les langues officielles. On fête bientôt le cinquantième de la Loi sur les langues officielles au Nouveau-Brunswick, on a la chance de vivre dans la seule province officiellement bilingue d’un pays officiellement bilingue. Pourtant on peut encore se demander si on sera servi dans notre langue quand on fait affaire avec notre propre gouvernement.

Aussi j’en connais un autre qui ne poserait peut-être pas un regard aussi sentimental sur la réalité que les Acadiennes et les Acadiens vivent quotidiennement dans notre province. Oui, il y a encore des écarts au niveau économique ; mais là, soyons justes, la pauvreté n’a pas qu’un seul langage. Louis-J Robichaud avait compris, l’avait observé quand il a proposé le programme Chances égales pour tous. On a quand même fait un grand pas en avant en à peine 50 ans : on a des institutions solides, des écoles, des universités et des collèges auxquelles nos grands-parents, ou nos arrière-grands-parents n’auraient même pas osé rêver. Par contre, le pas en arrière ne semble jamais trop loin.

Il faut encore se battre pour faire valoir notre égalité, pour pouvoir vivre en français au quotidien n’importe où dans notre province, pour défendre le bilinguisme et la dualité contre les attaques d’une minorité — parce qu’on parle d’une minorité de citoyens parmi la majorité anglophone — qui n’y voient pas grand-chose de plus qu’une dépense inutile. Il faut voir l’ironie dans le fait qu’on a plus d’alliés que d’ennemis quand on parle de bilinguisme, mais qu’on en est encore obligés d’en défendre la valeur. À plus forte raison quand des francophones forment la majeure partie du cabinet.

Quand la Loi sur les langues officielles a été refondue en 2002, certains s’en souviennent peut-être, on s’est rendu compte que le gouvernement manquait à ses obligations et on a pris la décision de créer le Commissariat aux langues officielles pour l’aider à appliquer la Loi. Pensez-y : on a besoin d’une personne qui surveille le gouvernement pour s’assurer qu’il respecte ses obligations légales, légales, envers les langues officielles. Et soyons francs, là : on s’entend que ce sont les services, l’absence de services en français qui occupe la plupart de son temps. Ça semblait une décision sensée, un engagement sincère à prendre ses responsabilités plus au sérieux. Pourtant, les recommandations du Commissariat aux langues officielles sont ignorées années après année, par un gouvernement après l’autre, et on retombe chaque fois dans le statu quo. Il faudrait être aveugle pour croire que tout va bien, et on peut être tout sauf contents et satisfaits de la situation.

On serait chavirés de s’asseoir sur nos lauriers maintenant. La commissaire aux langues officielles elle-même nous dit qu’« en théorie, tout est beau, mais dans la pratique, il y a des problèmes d’application » de la Loi sur les langues officielles. C’est plate à dire, on a beau pas aimer ça déranger, mais ce n’est pas en acceptant les choses comme elles le sont maintenant qu’on va continuer de faire avancer l’Acadie.

Et il y a plus qu’une manière de déranger, plus qu’une manière de vivre l’Acadie et de la faire vivre autour de nous. On a rien que de besoins de poser un regard sur notre scène artistique et culturelle acadienne pour voir combien l’Acadie est toujours aussi vivante, et comment elle continue de vivre à travers les esprits qui cherchent jour après jour à nous la montrer, à nous la faire voir, à nous la faire toucher, à nous la faire sentir.

Nos artistes, que ce soit ici ou n’importe où dans le monde, car on va les trouver à peu près partout, diffusent leur vision d’une nouvelle Acadie, d’une Acadie moderne, vibrante et vivante, qui s’exprime à travers le vécu des gens qui la composent, à travers leurs hauts et leurs bas, qui condensent ce quotidien où se vit l’Acadie et nous le rendent sous une forme concrète. Les quotidiens varient d’une personne à l’autre, et la scène artistique acadienne contemporaine le reflète avec force.

Le 15 août, c’est la fête nationale des Acadiens, c’est la fête d’une nation qui n’a pas de frontières, qui est grande comme le cœur, le courage et l’ouverture du peuple acadien, d’un peuple qui n’est peut-être pas même censé exister, mais qui crie encore son identité, qui a son histoire, sa culture, des traditions, sa scène artistique, sa littérature. Elle est encore bien vivante. Et la culture acadienne reste encore notre première exportation.

Évidemment, comme toutes les cultures vivantes, la culture acadienne est changeante. C’est quand on se fige qu’on arrête de vivre, qu’on devient une image déteinte de ce qu’on a été autrefois, et qu’on perd sa soif d’exister. On ne peut pas, on ne doit pas oublier le passé, mais la vie, c’est par en avant que ça se passe.

En parlant de notre fascinante histoire et d’un regard vers l’avant, une autre page vient de s’écrire à Grand Pré, la semaine dernière, sur les terres ancestrales des peuples mi’kmaq et acadiens. À l’initiative des chefs Mi’kmaq, une grande rencontre s’y est tenue pour célébrer le renouvellement de l’entente d’amitié et de paix, convenu entre nos deux peuples, il y a 400 ans, mais que la déportation, la domination de la couronne britannique et autres circonstances domestiques ont cruellement refroidie. Cette entente entre Champlain et le grand chef Membertou en 1604-1605 a été déterminante à la naissance et au développement de peuple acadien pendant ses deux premiers siècles. Après 2 siècles de brisures, le temps est venu de rapiécé cette entente solennelle d’amitié et de paix dans un contexte contemporain. Cette initiative des chefs mi’kmaq est des plus honorable et la SANB se doit d’accueillir généreusement cette main tendue vers l’amitié et la paix. Comme société et peuple acadien, nous devrons réfléchir sur la façon et les moyens d’honorer et poursuivre notre grande histoire commune.

Et c’est par en avant que la SANB envisage son rôle dans cette Acadie moderne, c’est dans la protection continue des acquis, bien évidemment, mais c’est aussi dans l’amélioration de la vie des Acadiennes et des Acadiens au quotidien, là où l’Acadie prend toute sa forme.

Rappelons-nous la devise de l’Acadie : l’union fait la force ! Comme ça a toujours été le cas, peu importe la cause ou le combat, c’est dans l’union de nos forces que nous trouverons le courage de poursuivre notre chemin. Les victoires sont rarement retentissantes, mais chaque pas en avant nous porte plus loin sur le chemin ouvert par les conventions nationales, par les institutions qui en sont nées, par chaque génération qui a eu une vie un peu meilleure que celle qui l’a précédé, et qui a rendu la pareille à la génération qui l’a suivie.

Notre rôle, notre mission est d’assurer le maintien de ces acquis, de se dresser contre la menace du recul, mais aussi et surtout de donner un sens aux combats du passé en les poursuivant dans le présent et en les projetant dans le futur. C’est de donner corps aux projets et vie aux idées qui vous animent en tant qu’Acadiennes et Acadiens, de canaliser notre énergie et de lui donner une direction concrète.

Bref — et il est temps que je sois bref — c’est tout ça qu’on fête aujourd’hui.

Et parlant de fêter, assez prêché : bon 15 août, bonne fête nationale !

-Kevin Arseneau , 15 Aout 2017

Acadians Pt. 1

April 11, 2017 — Leave a comment

So I recently have been doing some reading about some of my ancestors, the Acadians, inspired by some recent historical findings via family trees and DNA testing. I figured by documenting some of the key aspects of my reading I would better retain the information as well so I intend to periodically record some of the key people, places, and events I come across. No real format will be employed for this series as this is primarily for personal use however I do hope others find the information useful if not intriguing.

Pre-Settlement Acadia:

  • The province’s indigenous inhabitants, the Mi’kmaq, had lived there for centuries. They spent summers in coastal villages and winters in smaller groups, hunting protein-rich game (including seals, bears, moose, caribou, and beaver) across the uplands of what would become the Canadian Maritimes.
  • The first accounts of the Mi’kmaq date to July 1534, when Jacques Cartier came across two “fleets” totaling “forty or fifty canoes” in Chaleur Bay off present-day New Brunswick.
  • The Mi’kmaq learned to trade with the Europeans often trading food and furs for iron tools and weapons.
  • The Mi’kmaq retained an overarching political structure called the Sante Mawi’omi or Grand Council.
  • While the Mi’kmaq were eager to participate in the New World economy established by the Europeans they were not eager to partake in the political or religious aims.

First Settlements

  • Frenchmen began arriving in numbers in 1604, three years before the foundation of Jamestown and sixteen before the Mayflower landed at Plymouth Rock.
  • Pierre du Gua, sieur de Monts was granted the first charter by Henry IV of France in hopes of establishing relations with the Mi’kmaq, spread Christianity, and establish the area for the French crown from the British claims.
  • Port Royal was mapped out and chosen as the spot where de Monts would establish the settlement.
  • After surviving for 3 years de Monts saw his charter revoked by Henry IV. De Monts subsequently ventured west into Québec leaving Port Royal without an imperial ruler.
  • New command of the settlement of Port Royal was taken up by Jean de Biencourt, sieur de Poutrincourt, and his son, Charles de Biencourt de Saint-Just.
  • Poutrincourt had been one of de Monts’s partners on the 1604 voyage, and maintained a dogged determination to turn Port Royal into an agricultural colony.
  • The Poutrincourt dynasty never realized its goal. Father and son fought with Jesuits and their powerful French patrons, struggled in vain to lure migrants to Port Royal, and suffered a devastating 1613 assault by English marauders from Jamestown.
  • The elder Poutrincourt was killed while dealing with domestic anti-monarchical uprisings in his native France. The son died in 1624 back in Port Royal leaving the French Acadian settlement without leadership once more.

New Scotland

  • The English attempted to claim the territory by granting a charter in 1621 to the Scot William Alexander. In 1629 Alexander’s son and 70 Scots arrived at Port Royal now abandoned by the French who had moved south to Port Loméron.
  • The colony despite help from the French and Mi’kmaq barely survived the winter.
  • New Scotland ceased to exist after the French fought the Scots defeating them in 1632 and sent them packing back to England.
  • In 1632 the Treaty of Saint-Germain-en-Laye returned Acadia to France.

Acadian Civil War

  • Charles de Menou d’Aulnay de Charnizay. D’Aulnay came to Acadia in 1632 as an agent of his cousin Isaac de Razilly, a naval officer.
  • Razilly was placed in charge of Louis XIII interests involving trade and settlements under the French crown.
  • Charles de Saint-Étienne de la Tour was granted similar powers by the crown.
  • When Razilly suddenly died in 1635, d’Aulnay asserted himself as the sole ruler of Acadia.
  • This power struggle between d’Aulnay and la Tour erupted into a full blown civil war lasting over a decade known as guerre civile acadienne.
  • D’Aulnay successfully rebuffed an attack from la Tour and proceeded to blockade la Tour’s fort of St. John. La Tour escaped the blockade and was able to round up men from Boston to defend St. John and attack d’Aulnay at Port Royal once more. The attack was again rebuffed.
  • While la Tour was away in April 1645 d’Aulnay sieged  St. John once more ultimately defeating La Tour’s wife Françoise-Marie Jacquelin, who later died, and sending la Tours into exile in Québec.
  • Final revenge though was to be la Tour’s who ended up marrying d’Aulnay’s widow, Jeanne Motin de Reux, after he perished in a boating accident in May 24, 1650.
  • Due to d’Aulnay’s noble connections he was able to obtain more families interested in leaving war torn France behind for the new world. Such families include: Bourg, Gaudet, Leblanc, and Thibodeau.

Agriculture

  • The success of the Port Royal and settlements along the Bay of Fundy had much to do with the process of land reclamation by controlling the sea levels.
  • The areas where d’Aulnay and the new familes were from Poitou, Anjou, Saintonge, Aunis, and Brittany were known for their dikes and waterway controls in place to separate solid ground from the swamps back in France.
  • This technology would become the source for Acadian granary riches and why their land became so desirable.
  • Using sharp diking spades imported from western France, Acadians took to the marshes.
  • Working on the rivières Missaguash, au Lac, Tantramar, Memramcook, and Petitcodiac, the first Beaubassin colonists drained hundreds of acres within a generation.
  • Several Acadian families including Landrys, Thériots, and Melansons made their way to the Minas Basin in the 1680s about seventy miles northeast of Port Royal to establish the village of Grand Pré or Great Meadow.

Life in Acadia

  • The population of Acadia grew to nearly fifteen hundred by the end of the seventeenth century. Minas (where my family lived) was then on the cusp of outstripping Port Royal, with nearly five hundred inhabitants.
  • Acadians ate well, aged gracefully, and managed to integrate most French, Irish, English, and even Basque migrants into their little societies with admirable equanimity.
  • Much of the profit from the meadows in Port Royal, Minas, and Beaubassin went toward imported provisions and manufactured goods, especially those on offer from New Englanders.
  • The flow of goods and produce up and down the Bay of Fundy made new people as well as new fortunes. In the last quarter of the seventeenth century, a little cadre of Bostonians and Acadians laid the groundwork for a transnational, bilingual, cosmopolitan community that would bind the two colonies even as imperial tensions rose.
  • Although very much a part of the French Empire, Acadia functioned as an off shoot of the Massachusetts economy.

Changes in Acadia

  • At the close of the 17th century things began to change in the Acadian region both politically and imperially.
  • Emboldened by the overt anti-Catholicism of William and Mary’s régime and provoked by French privateers authorities staged hit-and-run attacks on Chignecto and Minas.
  • In 1710 Samuel Vetch took possession of Port Royal in October, renaming the little settlement Annapolis Royal in honor of the British queen.
  • Nearly three years later, the Treaty of Utrecht ended the War of the Spanish Succession, and confirmed Great Britain’s right to what ministers called “all Nova Scotia or l’Acadie, comprehended within its antient boundaries.”
  • This power change didn’t represent any real change because militarily the colonies possessed no real threat and the Mi’kmaq did not bother with French vs British affairs.
  • The Acadians had simply invested too much in their lands on the Bay of Fundy to abandon them. The British in turn valued Acadian subjects as buffers against the still-powerful Mi’kmaq. It was an unsatisfying stalemate, but one that promised a measure of stability.
  • The British through subtle means enacted policies which were to make Acadians dependent on British institutions while narrowing their economic options to exclude everything but the orderly cultivation and transport of grain along the Bay of Fundy.
  • France decided to put its full attention on its other territorial claims of Ile Royale and Ile Saint-Jean. The fort of Louisbourg was built starting in 1719  and the French hoped the Acadians would consider relocating from their lands along the Bay.
  • But with the Acadian’s status being neutral after 1740, the Acadians had few compelling reasons to pack up.
  • The War of the Austrian Succession (King George’s War in the British colonies) was the ultimate trigger than precipitated the tensions in the Nova Scotia area.

Useful French:

  • Grand Dérangement- The expulsion of 15,000 Acadians from the coastal areas around the Bay of Fundy at the hands of the British starting in 1755
  • Rivière – River
  • Guerre Civile Acadienne- Acadian Civil War
  • Esseau- a plank that allows for freshwater drainage but snaps shut when the salty tide rises
  • Gazons- harvesting blocks in rectangular shapes
  • Aboiteaux – smooth-faced dike walls up to ten feet high, then packed the structure’s center with brush, clay, and more “odd” sods