Archives For LANGUE ACADIENNE

Je souhaite une belle journée à tous les Acadiens! Aujourd’hui, nous célébrons la plus vieille communauté francophone d’Amérique du Nord. Bonne fête nationale de l’Acadie!

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CATIN. Poupée. Ce mot tiré d’un vocable grec, catharas, signifiant pur d’où Catherine, est tombé en disgrâce, et ne se dit plus, en français, que pour désigner une fille de moeurs légères. Le même sort est arrivé à sophiste qui, à l’origine, signifiait un sage. Dévot, casuiste sont également en train de dégénérer.

Le sens péjoratif de catin est de date assez récente. Voltaire, Madame de Sévigné, etc. ont employé le mot en bonne part. Ronsard appelle catin, Catherine de Médicis: «Pour te louer, ma petite catin / Je voudrais bien te faire un roquentin / Une élégie, un sonnet ou une ode».

Une chanson acadienne, importée de France sans doute, commence ainsi: «Versez-moi un ver de vin, / C’est pour saluer ma catin».

Catin était un terme de caresse en vieux français.

Pour tout le centre de la France, une catin, c’est encore aujourd’hui une poupée.

-Le Glossaire acadien

http://www.cnrtl.fr/definition/catin

Pigouiller: Fouiller avec un bâton ou une perche. M. Carbonneau, des Îles-Madeleine, me donne cette définition du mot pigouiller: On pigouille la vase avec une perche ou un bâton: Les enfants pigouillent dans les ruisseaux pour y découvrir des grenouilles ou en déloger les poissons. Au figuré pigouiller un homme, c’est le sonder, lui tirer les vers du nez.

-Le Glossaire acadien

http://www.cnrtl.fr/definition/pigouiller

Abat: Les Acadiens du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse disent: une pluie d’abat pour une grosse averse.

L’expression: une pluie d’abat nous vient de la vieille France. Decartes épelle le mot abas. Nous disons également et dans le meme sens: un abat d’eau.

http://www.cnrtl.fr/definition/abat

Pornons un exemple. Si que tcheuqu’un se fait dire qu’y parle mal pis qu’y se fait taper sus les doits pendant 13 ans d’école pis même le reste de sa vie à cause qu’y parle la langue de ses ancêtres, c’est ti si tant supornant que çâ qu’y se sente incompétent dans ste langue là pis qu’y fénisse par l’abandouner dans çartains cas? Les Acadjens pouvont aussi awoair de la misère à s’ercounaître dans les produits culturels (coume la musique, la télévision, la littérature, etc.) qui yeux sont óffris dans un français d’alieurs ou qui m’nont d’un autre culture (le français de France ou la culture québécoaise, par exemple). Comparons çâ à l’intérêt pis l’excitement qu’el monde a pour les produits qui m’nont de l’Acadie pis qui sont en acadjen ou en chiac, coume Lisa LeBlanc, Acadieman, Radio Radio, la Sagouine, les t-shirts « J’aime right ton accent! », etc. Ça fait qu’on peut woair que c’est pas qu’el monde aime pas le « français », c’est juste qu’y’a pas bócoup de produits qui sont ben adaptés au marché acadjen.
Pour empirer les affaires, y’a l’anglais ben sûr qui rentre dans l’équoition. C’est la langue de la majorité lingüistique dans la région pis c’est la langue de la culture dominante sus le continent qu’offre ben plusse de póssibilités. À part de stes avantages là, en anglais, ça s’écrit la pupart du temps coume que ça se dit, pis ça reste de l’anglais parfaitement acceptable. En auteurs mots, y’a pas djére de diglossie en anglais, comparé à la paire acadjen/français standard.