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Pornons un exemple. Si que tcheuqu’un se fait dire qu’y parle mal pis qu’y se fait taper sus les doits pendant 13 ans d’école pis même le reste de sa vie à cause qu’y parle la langue de ses ancêtres, c’est ti si tant supornant que çâ qu’y se sente incompétent dans ste langue là pis qu’y fénisse par l’abandouner dans çartains cas? Les Acadjens pouvont aussi awoair de la misère à s’ercounaître dans les produits culturels (coume la musique, la télévision, la littérature, etc.) qui yeux sont óffris dans un français d’alieurs ou qui m’nont d’un autre culture (le français de France ou la culture québécoaise, par exemple). Comparons çâ à l’intérêt pis l’excitement qu’el monde a pour les produits qui m’nont de l’Acadie pis qui sont en acadjen ou en chiac, coume Lisa LeBlanc, Acadieman, Radio Radio, la Sagouine, les t-shirts « J’aime right ton accent! », etc. Ça fait qu’on peut woair que c’est pas qu’el monde aime pas le « français », c’est juste qu’y’a pas bócoup de produits qui sont ben adaptés au marché acadjen.
Pour empirer les affaires, y’a l’anglais ben sûr qui rentre dans l’équoition. C’est la langue de la majorité lingüistique dans la région pis c’est la langue de la culture dominante sus le continent qu’offre ben plusse de póssibilités. À part de stes avantages là, en anglais, ça s’écrit la pupart du temps coume que ça se dit, pis ça reste de l’anglais parfaitement acceptable. En auteurs mots, y’a pas djére de diglossie en anglais, comparé à la paire acadjen/français standard.
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https://www.acadienouvelle.com/actualites/2018/02/12/sociolinguistique-franglais-chiac/